• Ambre

De l'art de débarquer dans le Caucase (ou de visiter la Géorgie)

Mis à jour : 27 mai 2019

Disclaimer : Si vous cherchez des bons plans et des idées itinéraires pour la Géorgie, je vous invite a consulter mon article écrit pour le magazine Dubai Madame ici.


Je ne sais plus bien comment on a eu l’idée de partir en Géorgie.

Je me souviens qu’il faisait chaud et qu’on cherchait du vert, des chemins de randos, des moments en terrasse (les mêmes dont profitait la France et qui étaient un peu terminés par ici du fait des températures). Puis ça a été une histoire de regarder une map-monde. De se dire que ce n'était pas loin, que ça pouvait être bien, et une semaine après les billets étaient pris.


La Géorgie, c’est un petit pays au sud de la Russie, où est né Staline. Du coup, on s’en doutera, il a longtemps appartenu à l’URSS, pour retrouver sa pleine souveraineté en 1991. C’est globalement connu pour son vin, pour ses plages au bord de la mer Noire, pour ses pistes de ski et pour ses montagnes.

Ça fait quelque temps que j’apprécie plus les pays moins touristiques (j’en parlerai plus en détail la prochaine fois), ou tout du moins, sans le tourisme auquel on est habitué à se confronter : on n’a croisé aucun français là-bas. Des Russes, des Iraniens, quelques gens du Golfe pour en illustrer la plupart, et encore, en petit nombre.

L’avantage quand on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, c’est qu’à moins d’une catastrophe, on ne peut qu’être enchanté. La Géorgie m’a fait l’effet de cette petite perle de roman trouvé dans un coin de la Fnac, qu’on avait oublié de vous mentionner, et que vous dévorez avidement en vous demandant comment vous aviez réellement pu passer à côté.


Tbilissi.

Je n’avais pas eu de commentaires spécialement enjaillés sur Tbilissi. « C’est une ville où on arrive et de laquelle on repart aussitôt » m’avait-on dit. En y restant quelques jours, en déambulant hasardeusement aux grés des rues (passion numéro 1 à l’étranger), j’ai trouvé que Tbilissi représentait un peu l’esprit qu’on retrouvait de plus en plus dans les anciennes villes post URSS : Des coins pas riches, mais qu’on avait su se réapproprier pour créer une ambiance perdue entre modernité oubliée et hipsterisation naissante. Il y a quelques trucs touristiques à faire dans la ville (ne manquez pas les bains !), mais c’est surtout la liste longue comme le bras des bars et des restaus à tester qui vaut carrément le coup, loin du « vieux Tbilissi ». Pour exemple, on notera Azarphesha et le Café Littera pour bien manger ou encore la Fabrika et ses bars aux alentours pour tâter ledit côté hipster en devenir de Tbilissi.



Les vignes (ou la Kakhétie).

Du coup, on a loué une voiture. Un 4x4, parce qu’on nous a dit que c’était mieux (et vu l’état des routes, oui oui, c’est vraiment mieux). On n’a pas trop mal circulé sur la route ponctuée par des arrêts au gré des vaches, des moutons, ou des cochons qui avaient élu domicile sur le bitume.

C’était la parenthèse au calme du séjour. On a visité des vignobles (ils font -enfin faisaient surtout- le vin d’une manière vue nulle part ailleurs), bien mangé, bien bu (dans les caves de Telavi), fait plein de monastères (Ikalto, Alaverdi, Gremi) puis pris notre temps parce que pour une fois, on avait troqué les chambres chez l’habitant contre quelques nuits au domaine Schumann.



La joie des routes géorgiennes.

Ah oui. Google map. Google map n’a pas été le meilleur allié du séjour. Elu GPS de référence pour le voyage, on notera :

  • La « route » qu’il a voulu nous faire prendre en plein virage qui était en fait UN ESCALIER.

  • La route pour rejoindre la « nationale » principale qui nous a fait couper à travers champs pour se retrouver en plein milieu d’un cimetière (littéralement, on roulait entre les tombes)

  • La route « coupe montagne », digne des meilleurs circuits de 4x4 (ou même meilleurs circuits de rando tout court)

On notera les 17 km d’absence de route au milieu de nulle part, à faire de la piste sur une route qui reliait quand même deux grosses villes du pays. Le restau dans la ville paumée dans laquelle on s’est retrouvé, à communiquer avec le gars avec 3 mots de russe et en utilisant la fonction vocale de google trad (merci la technologie) qui nous a in fine servi comme des rois en nous sortant son bbq pour l’occasion.

On a dormi une nuit à Ananuri, chez un gars qui mixait en parallèle et nous faisait écouter sa chanson « Welcome to our guesthouse ». On a regardé la demi-finale France-Belgique en partage de connexion depuis la chambre.



Pour finir : La montagne (Ou la Kazbegi)

Puis on a fini (bon an mal an) par arriver à Stéphansminda (ou Kazbegi pour reprendre l’ancien nom communiste). C’était une base de rando / alpinisme donc il y avait déjà plus de monde. On était chez une dame dans les hauteurs qui nous a fait aussi un sacré festin (globalement, la Géorgie n’est pas un pays où on vous laissera mourir de faim) et qui s’est marré trois heures en voyant mes coups de soleil attrapés durant la journée de trail.

  1. Question trail / rando justement, on en a fait deux : la Gergeti Trinity Church (voir ici ) un trail / une rando tout(e) simple et très joli(e)

  2. Une randonnée dans la Truso valley, qui amène jusqu’à la frontière russe (Pour la trouver, prenez votre voiture jusqu’au village d’Ukhati / Kobi, tournez à droite ici , passez devant l’usine, continuez sur la piste qui longe la rivière et vous finirez par arriver (apres 7-10 min) à un pont où vous pourrez vous garer et commencer votre rando (plutôt balisée, ou tout du moins avec peu de chances de vous perdre, en plaine essentiellement, comptez environ 22 km AR)

A noter : Si on avait eu notre équipement on se serait lancé a l’assaut du glacier Gergeti donc n’hésitez pas à vous renseigner en amont si c’est quelque chose qui peut vous intéresser).



Lectures du voyage

  • FAYE Gael, Petit pays, Grasset, 224 pages, 2016, lien, gros coup de cœur du mois sur une enfance au Burundi

  • VAN CAUWELAERT Didier, Un aller simple, Livre de Poche, 119 pages, 1995, lien, dont le style d’écriture m’a bien fait rire et qui se lit tout aussi vite que Petit Pays

© 2018 - Textes et photos par Ambre Josse.  Portrait photo de présentation par Mademoiselle Moutarde
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