• Ambre

De l’art de vivre à Dubaï

Mis à jour : 25 mai 2019

Alors que j’ai envie de vous parler d’Iran, de sport, de voyages et autres pérégrinations, je me dis qu’il serait bien étrange de commencer un blog ayant pour théâtre principal Dubaï sans parler de…Dubaï.


Il faut bien le dire, en annonçant mon départ pour Dubaï, j’ai eu alors une multitude de réactions. Des enthousiastes y ayant déjà passé un weekend prolongé, aux amoureux de la nature dubitatifs, en passant (et ce furent les plus nombreux) aux inquiets d’une vie dans un pays du Golfe.

Les remarques sur « la condition de la femme là-bas », la (dé)possession de passeport, la consommation de nourriture ou d’alcool, la répression des mœurs, la possibilité ou non pour une femme de conduire, ou encore les tenues vestimentaires furent ainsi aussi nombreuses qu’inexactes sur ma future (et désormais actuelle) vie locale.


L’aventure Dubaïote a donc commencé il y a bientôt quatre mois. Partir à l’étranger était une volonté féroce qui m’habitait en somnolant depuis quelques années, et qui s’était largement réveillée au fil des derniers mois. Pour être tout à fait transparente, Dubaï n’avait jamais figuré dans mes envies de vacances ou de carrière. C’est plus une succession d’opportunités qui s’est jouée là.

En arrivant ici, j’ai, pèle mêle troqué mon temps de métro contre des moments à la plage, ma grisaille parisienne contre du soleil constant, mon 23m2 étriqué contre un 80 avec piscine, des voyages en Europe contre le Moyen Orient et l’Asie centrale, une vie à 100 à l’heure contre un beau confort de vie. Il a fallu renoncer aussi, ne l’oublions pas, à une vie de quartier du Viaduc des Arts ou de Belleville pour trouver des autoroutes peuplées de buildings, ou se dévêtir d’une véritable Histoire et culture millénaire parisienne pour une course effrénée à l’ultra modernité. Vous l’aurez compris, comme dans toute ville, on y trouve du positif et du…moins positif. Ce que je chéris le plus ici, ce sont bien ces dizaines de langues différentes qui nous parviennent aux oreilles chaque jour dans un pays composé à 89% d’expatriés.


Aujourd’hui, j’ai généralement pour habitude de comparer Dubaï a une grande ville américaine, en prenant généralement en exemple Miami : On y retrouve les mêmes grandes tours, la même richesse dans l’offre des restaurants et bars, et les mêmes filles en string sur la plage. Pour être tout à fait honnête, rien dans mon quotidien n’a changé en terme de tenue vestimentaire, de considération, de consommation alimentaire ou de sorties. Une partie de moi voudrais revenir à ces quelques mois précédents mon voyage et les absurdités et/ou exagérations d’alors que j’ai pu entendre liées à une méconnaissance de l’endroit (compréhensibles certes, mais pourquoi si assertives ?) sur lesquelles je ne pouvais à l’époque que maigrement argumenter.


Etant parti à Montréal pour ma troisième année d’étude, j’ai aussi bien vite réalisé que vivre à l’étranger en étant étudiante ou en y travaillant sont deux expériences qui n’ont quasiment rien à voir. Les enjeux, responsabilités, ou les possibilités de rencontre prennent une autre ampleur. Mais ça, c’est une autre histoire, et nous y viendront une autre fois :).



© 2018 - Textes et photos par Ambre Josse.  Portrait photo de présentation par Mademoiselle Moutarde
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